Mark Zuckerberg affirme que Facebook a censuré tous les articles sur Hunter Biden après un avertissement du FBI.

Le PDG de Meta a déclaré avoir décidé d’enterrer toutes les informations à ce sujet après que l’agence l’a mis en garde contre une éventuelle « propagande russe ».

Source : RT, 26 août 20224

Traduction : lecridespeuples.fr

Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a déclaré que sa plateforme a travaillé pour limiter la portée d’une histoire explosive sur le fils du président Joe Biden, Hunter Biden, après que les services fédéraux lui ont dit d’être « vigilant » sur la désinformation étrangère.

Zuckerberg a longuement parlé de la controverse lors d’une apparition sur le podcast de Joe Rogan jeudi, défendant la réponse de Facebook à un rapport du New York Post publié avant l’élection de 2020 qui alléguait une série d’affaires louches de Hunter Biden, citant des documents obtenus à partir de l’un de ses ordinateurs portables.

Bien que le PDG ait noté que Facebook « a pris un chemin différent de celui de Twitter » –qui a carrément interdit la diffusion de tout article à ce sujet et a même empêché les utilisateurs de les partager dans des messages directs–, il a déclaré que son équipe a finalement décidé de limiter la diffusion des articles sur Hunter Biden en se basant sur les conseils qu’il avait reçus du FBI.

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« Le contexte ici est que le FBI est essentiellement venu nous voir et nous a dit ‘Hé, juste pour que vous soyez au courant, vous devriez être en alerte élevée. Nous avons pensé qu’il y avait beaucoup de propagande russe lors de l’élection de 2016 ; nous avons été prévenus qu’il y aurait bientôt une sorte de décharge similaire à celle-ci. Soyez donc vigilants’ », a-t-il déclaré, en paraphrasant les propos d’un agent fédéral.

« Nous nous sommes dit que si le FBI –que je considère toujours comme une institution légitime dans ce pays, c’est un organisme d’application de la loi très professionnel– s’il vient nous voir pour nous dire que nous devons être sur nos gardes, alors je veux le prendre au sérieux. »

Toutefois, lorsque M. Rogan a demandé si le FBI avait spécifiquement mentionné l’article du New York Post en question, M. Zuckerberg a répondu qu’il ne s’en souvenait pas, mais a ajouté que « celui-ci correspondait essentiellement au modèle » décrit par l’agence.

Il n’a pas non plus précisé à quel moment il avait été en contact avec le FBI, ni si les discussions avaient eu lieu avant ou après que des dizaines d’anciens responsables du renseignement aient publié une lettre dans laquelle ils affirmaient que l’histoire de Hunter Biden présentait « toutes les caractéristiques classiques d’une opération d’information russe ». Les ex-fonctionnaires n’ont cité aucune preuve à l’appui de cette affirmation, mais ont néanmoins déclaré qu’ils étaient « profondément soupçonneux » au sujet de ce rapport embarrassant.

Alors qu’un certain nombre de médias ont d’abord rejeté l’histoire de l’ordinateur portable –NPR, la principale radio américaine, l’a même considérée comme une perte de temps et a insisté sur le fait qu’elle ne la couvrirait pas– les principales publications ont depuis fait marche arrière et reconnu que les documents étaient authentiques.

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M. Zuckerberg a déclaré qu’au cours de la première semaine qui a suivi la publication de l’information sur les ordinateurs portables de Hunter Biden, Facebook a tenté de vérifier les faits et, entre-temps, a limité la « distribution » de l’article par le biais de l’algorithme du fil d’actualité de la plateforme.

« Le classement dans le fil d’actualité était un peu moins important. Ainsi, moins de personnes l’ont vu que ce qui aurait été le cas autrement », a-t-il déclaré, ajoutant que, bien qu’il ne puisse pas dire combien d’utilisateurs ont été empêchés de voir l’article, le nombre était « significatif ».

Bien que M. Zuckerberg continue de défendre la réaction moins extrême de Facebook, Jack Dorsey, alors PDG de Twitter, s’est excusé de la façon dont la plateforme a réagi à l’article de Hunter Biden, la qualifiant d’ « erreur totale ». Quoi qu’il en soit, les deux décisions ont suscité une vive condamnation de la part des Républicains et des conservateurs critiques de la famille Biden, dont beaucoup accusent les géants des médias sociaux d’avoir un parti pris pour les Démocrates.

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Trump exige que de nouvelles élections soient organisées « immédiatement »

L’ancien président a accusé le FBI de « fraude et d’ingérence dans les élections ».

Source : RT, 29 août 2022

Traduction : lecridespeuples.fr

L’ancien président Donald Trump a exigé lundi d’être déclaré « vainqueur légitime » de l’élection présidentielle de 2020, ou que le scrutin soit refait. La colère de Trump est intervenu après que le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a affirmé avoir limité la diffusion d’une histoire préjudiciable à la campagne de Joe Biden sur les conseils du FBI.

« Il apparaît donc maintenant, de manière concluante, que le FBI a enterré l’histoire de l’ordinateur portable de Hunter Biden avant l’élection », a écrit Trump dans un post sur sa plateforme Truth Social, ajoutant que l’agence l’a fait en sachant que « s’ils ne l’avaient pas fait, ‘Trump aurait facilement gagné l’élection présidentielle de 2020’. »

« Il s’agit d’une fraude massive et d’une ingérence électorale à un niveau jamais vu auparavant dans notre pays », a poursuivi l’ancien président, ajoutant qu’en guise de « remède », il devrait être déclaré « vainqueur légitime », ou que le gouvernement devrait « déclarer l’élection de 2020 irrémédiablement compromise et organiser une nouvelle élection, immédiatement ! »

La semaine dernière, Zuckerberg a déclaré à l’animateur de podcast Joe Rogan que Facebook avait œuvré à limiter la diffusion d’un article du New York Post sur l’ordinateur portable de Hunter Biden dans la course à l’élection de 2020. L’ordinateur portable, dont l’authenticité a depuis été établie de manière indépendante, contenait des détails sur la consommation de drogues du fils de Joe Biden, ses activités avec des prostituées et ses transactions commerciales à l’étranger, dont certaines profitaient à Biden père.

M. Zuckerberg a déclaré que le FBI « est venu nous voir » et a prévenu qu’ « il y aura bientôt une sorte de décharge » de « propagande russe ». La campagne de M. Biden a également décrit à tort le contenu de l’ordinateur portable comme de la « propagande russe » à l’époque.

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Malgré les protestations de Trump, il ne peut probablement pas faire grand-chose. L’ancien président a déjà accusé Biden d’avoir gagné par la fraude, citant la récolte de bulletins de vote, l’abus présumé du vote par correspondance et des allégations de pauses tardives dans le comptage suivies de « décharges » de bulletins en faveur de Biden dans les bureaux de vote des États clés. M. Trump a intenté de nombreuses actions en justice pour protester contre sa défaite, mais parmi les quelques procès que les tribunaux ont accepté d’entendre, aucun n’a abouti.

Facebook n’a pas été la seule plateforme à limiter la diffusion de l’histoire du portable. Twitter a interdit toute mention de l’article du Post et a temporairement suspendu le journal de sa plateforme, tandis que d’autres médias –qui admettent maintenant que l’ordinateur portable était réel et digne d’intérêt– ont refusé de couvrir l’histoire.

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Dans une déclaration publiée après l’interview de Zuckerberg, le FBI a déclaré qu’il « informe régulièrement les entités du secteur privé américain, y compris les fournisseurs de réseaux sociaux, des informations sur les menaces potentielles, afin qu’elles puissent décider comment mieux se défendre contre ces menaces. » Toutefois, l’agence a ajouté qu’elle « ne peut pas demander, ni ordonner, aux entreprises de prendre des mesures. » Le FBI n’a pas précisé pourquoi il a qualifié le contenu de l’ordinateur portable de « menace ».

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