Discours du Président de la République Islamique d’Iran, Ebrahim Raesi, lors de la 77e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le 21 septembre 2022.

Source : president.ir

Traduction : lecridespeuples.fr

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Les louanges sont dues à Dieu, le Seigneur des mondes, et que Sa paix et Ses bénédictions soient sur Muhammad, sa famille purifiée et ses compagnons choisis.

Seigneur, envoie nos salutations aux âmes pures des grands prophètes, Abraham, Moïse, Jésus et Muhammad, que les bénédictions de Dieu soient sur eux, eux qui ont apporté le message de rationalité, de justice, de spiritualité et de moralité au monde et détruit les fondations de l’ignorance et de l’oppression, afin que les gens puissent construire un monde meilleur pour eux-mêmes.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs,

Le critère de base pour construire un monde meilleur est la justice. Tous les idéaux humains se mesurent en définitive à l’étalon de la justice. La rationalité basée sur la révélation croit en un large cadre pour la justice ; la justice signifie la négation de l’injustice. Nous sommes le porte-drapeau de la justice qui nie tous les niveaux d’oppression, y compris l’oppression envers soi-même, envers Dieu, envers la société et envers l’univers. Le désir d’établir la justice est un dépôt divin dans l’existence de chacun, et l’accumulation d’injustices fait bouger les nations sous la forme de révolutions populaires.

Bien que de nombreux mouvements n’aient pas atteint la maturité de la révolution et que de nombreuses révolutions aient dévié de leur chemin initial, le succès de certaines nations, comme la nation iranienne, à poursuivre la nature de leur révolution, a maintenu l’espoir d’établir la justice dans le cœur des peuples du monde.

La Révolution islamique iranienne a été la cristallisation du mouvement de la nation iranienne vers la justice, qui malgré diverses séditions, a su protéger la dignité et l’originalité de ses idéaux. Dans un premier temps, la nation iranienne a construit les fondements d’un ordre civil & politique avancé basé sur la rationalité émanant de la révélation au nom de la République islamique, et dans un second temps, elle cherche à former un ordre et un système international justes. Les éléments clés de cette voie sont la piété, la conscience, l’altruisme et le multilatéralisme.

Mesdames et Messieurs,

Je suis fier de représenter une nation qui possède un grand héritage civilisationnel. Une nation qui a toujours été libre et qui a contrecarré les tentatives des hégémons d’asservir son destin pendant des siècles. Une nation qui a toujours considéré l’oppression comme une cause de destruction et qui, tout au long de son histoire, a également lutté contre la captivité d’autres nations, de la captivité babylonienne à la captivité palestinienne.

Nous croyons en un destin commun de l’humanité et soutenons l’universalisation de la justice. Nous souhaitons pour les autres ce que nous aimons pour nous-mêmes et nous n’imposons pas aux autres ce que nous n’aimons pas pour nous-mêmes. La nation iranienne croit que la justice crée l’unité, et que l’oppression crée la guerre.

Si un pays revendique la justice en son sein, mais qu’à l’étranger, il forme toutes sortes de terroristes et tue les nations, ou oblige les nations à se rendre en leur imposant diverses pressions, cela devrait être une honte pour l’humanité, la liberté et la justice.

L’humanité n’est pas l’apanage d’une partie des êtres humains, et les droits de l’homme ne se conçoivent qu’en garantissant les droits de tous les êtres humains. Inspirée par les croyances religieuses et fondée sur l’esprit et le texte de sa Constitution, la République islamique d’Iran dispose de l’un des mécanismes les plus efficaces en matière de protection des droits de l’homme, et avec les outils les plus efficaces, considère la réalisation des droits violés de chaque personne comme une mission humaine, une responsabilité souveraine et un devoir divin qui lui a été délégué par le peuple. La République islamique considère que la politique de deux poids deux mesures de certains gouvernements dans le domaine des droits de l’homme est le facteur le plus important de l’institutionnalisation des violations des droits de l’homme, ce qui se traduit par des positions diverses et nombreuses à l’égard d’un incident faisant l’objet d’une enquête en République islamique d’Iran et par un silence de mort sur le meurtre de dizaines de femmes sans défense en un court laps de temps dans l’un des pays occidentaux. Tant que ce double standard persistera, les droits de l’homme ne seront pas à l’abri de violations répétées.

Au-delà des droits de l’homme, les droits des nations sont facilement piétinés par des puissances oppressives. Le droit des communautés indigènes canadiennes dont les enfants ont été enterrés dans des fosses communes dans les cours d’école au lieu d’être scolarisés ; le droit à l’autodétermination de la nation palestinienne, le droit au développement des nations soumises à des sanctions, le droit à la vie des nations sous occupation ou victimes du terrorisme, le droit à la vie des enfants réfugiés sans abri qui sont détenus dans des cages, séparés de leurs mères et de leurs pères ; tous ces exemples montrent que la position du procureur et de l’accusé dans la question des droits de l’homme ne devrait pas être inversée et que les véritables violateurs des droits de l’homme n’ont pas l’autorité morale nécessaire pour commenter les droits de l’homme. Le rôle unique de l’Iran dans la destruction de Daech, dont l’un des innombrables crimes était de réduire en esclavage des femmes kurdes, yazidies et chrétiennes, suffit à montrer que nous sommes dans la position du procureur et du défenseur des droits de l’homme, et que les partisans de Daech sont dans la position de l’accusé.

Honorable audience,

Nous sommes maintenant réunis dans une situation où nous sommes confrontés à une réalité importante, à savoir bouleverser et transformer le monde et entrer dans une ère et un ordre nouveaux. L’ancien monde, le monde de l’unilatéralisme, de la recherche de la domination, de la domination du capital sur la moralité, la justice et la vertu, du développement de la pauvreté, de la discrimination et de l’inégalité, du recours à la violence, aux sanctions et à la violation des droits des nations et de l’utilisation des organisations et institutions internationales comme outil de pression sur les pays indépendants, en un mot, ce monde est injuste à tous égards. Cet ordre injuste a perdu sa légitimité dans l’opinion publique mondiale et des volontés sérieuses se sont formées pour le changer. Le déclin de cet ordre ancien est indéniable. Notre région, c’est-à-dire l’Asie occidentale, de l’Afghanistan à l’Irak, en passant par le Liban, la Palestine et le fier Iran, est le grand musée du déclin de cet ordre ancien.

En outre, la menace croissante du terrorisme et de l’extrémisme, le déclin culturel et la détérioration de l’éthique politique, l’affaiblissement sans précédent du multilatéralisme et la croissance pathologique des actions unilatérales illégitimes ont créé de grands défis sur la voie du progrès global et de l’excellence humaine.

Nous pensons qu’il n’y a pas d’autre option que la solidarité et la coopération dans le cadre d’un multilatéralisme fondé sur la justice, et basé sur les principes et les valeurs humaines transcendantes émanant des enseignements des prophètes divins, pour faire face aux menaces qui pèsent sur l’humanité à toutes les époques et aux problèmes mondiaux modernes.

Honorable audience,

Toutes les nations libres chérissent ces hautes valeurs, mais cette série de croyances est la raison de toute l’inimitié des oppresseurs du monde contre nous. Ce que nous voulons, ce sont les droits de la nation iranienne et nous ne tolérons pas une relation basée sur l’oppression. Nous défendons les droits de notre nation. Nous pensons que toute relation oppressive est préjudiciable à la paix et à la sécurité mondiales, et que la menace la plus importante pour la communauté mondiale est la normalisation de l’oppression. Atteindre la sécurité mondiale par d’autres moyens que la justice ne sera pas durable, et c’est ce que nous attendons des Nations unies.

Oui, il est difficile de mettre en œuvre la justice et c’est peut-être pour cela que de nombreux défenseurs autoproclamés de la paix fuient la justice. Notre question à ces gouvernements est la suivante : si vous n’avez pas la volonté de mettre en œuvre la justice, n’avez-vous pas le désir de faire face à l’oppression ?

Notre logique est ancrée dans la culture coranique qui proclame deux interdits : « N’opprimez pas et ne soyez pas opprimés ». Le destin de nombreuses nations est déterminé par cette phrase. Ceux qui ne bénéficient pas du « pouvoir de la logique » ont recours à la « logique de la force ». La logique qui est basée sur la justice est puissante et gouverne les cœurs. Un pays qui n’a pas de logique a recours aux coups d’État, à l’occupation, à l’intervention militaire, aux massacres commis par l’armée, au traitement indiscriminé du terrorisme et à bien d’autres atrocités et injustices. Le recours aux armes nucléaires a-t-il conduit le monde à la justice ou est-il devenu la base de la domination ? Quelle cause humaine le meurtre de centaines de milliers d’enfants irakiens, yéménites, syriens et afghans a-t-il servi ? Ne s’agit-il pas de manifestations d’oppression et d’injustice dans le monde ?

En effet, qu’a exigé l’Iran sinon la revendication de ses droits légaux et justes, ce qui a mis en colère les puissances mondiales ?

Chers collègues,

Aujourd’hui, l’hégémonie et l’esprit de la guerre froide gangrènent le monde et une nouvelle ère de troubles menace toute l’humanité. Le désir des nations du monde de réaliser la justice est devenu plus intense et leur volonté de progrès, d’indépendance et de sécurité est devenue plus sérieuse. La fécondité de la doctrine de la résistance est une manifestation claire de la détermination des nations à réaliser la justice.

Mais d’un autre côté, l’unilatéralisme cherche à empêcher les pays d’avancer sur la voie de leur développement indépendant. Les Etats-Unis ne peuvent accepter que les pays se débrouillent seuls, et ils sont naïfs de penser que le militarisme est une source de sécurité.

Les amis des Etats-Unis ne sont pas mieux lotis. Ce qui se passe aujourd’hui en Europe est un miroir de ce qui s’est passé ces dernières décennies en Asie occidentale [Moyen-Orient]. La nature du déploiement de troupes en Asie occidentale et l’expansion de l’OTAN en Europe de l’Est ne sont pas différentes l’une de l’autre, car dans les deux cas, le sort des pays est défini par les Etats-Unis qui poursuivent leurs propres intérêts au détriment des autres.

Monsieur le Président, honorable audience,

La Révolution islamique a été le début du mouvement de la nation iranienne pour atteindre sa position légitime, et pendant cette période, elle a traversé diverses crises telles que les coups d’État, le terrorisme intérieur, le séparatisme, la guerre, le chaos et les sanctions, dont aucune ne pouvait être tolérée par de nombreux pays.

Plus de 40 ans se sont écoulés depuis que le président iranien de l’époque, Mohammad Ali Rajai, a posé son pied sur ce podium, les traces de torture par le régime soutenu par les États-Unis étant visibles sur lui. Après ce discours, il a été assassiné par le groupe terroriste soutenu par les États-Unis [le MEK, moudjahidines du peuple d’Iran].

Il y a quatre décennies, la nation iranienne, sous la direction de l’Imam Khomeini (que son âme soit sanctifiée), a maîtrisé son propre destin en expulsant les étrangers de son pays, et aujourd’hui les nations de la région tentent de prendre en main leur propre destin en suivant cette expérience.

La nation iranienne, qui a elle-même été victime du terrorisme, est devenue aujourd’hui le pilier de la sécurité dans la région et la véritable avant-garde de la lutte contre le terrorisme dans le monde.

La nation iranienne a payé un prix pour atteindre ses objectifs nobles et justes ; que ce soit lorsque Saddam a déchiré l’accord d’Alger et a commencé une guerre militaire à grande échelle contre nous, et lorsque l’ancien président américain a violé l’accord nucléaire et a lancé une guerre économique à grande échelle et dévoilé une nouvelle forme de crime contre l’humanité.

Il y a quelque temps, l’ancien président des États-Unis a annoncé que Daech avait été créé par les États-Unis ; peu nous importe que ce soit tel ou tel gouvernement américain qui a créé Daech. Le problème est qu’un gouvernement de l’autre côté du globe a décidé de redessiner la géographie de notre région au prix de l’effusion du sang de centaines de milliers de femmes et d’enfants, mais la République islamique a arrêté ce projet, puis l’a repoussé. Le commandant et héros de cette guerre contre le terrorisme et le destructeur de Daech n’était autre que le lieutenant général Hajj Qassem Soleimani, celui qui a trouvé le martyre sur le chemin de la liberté des nations de la région. C’est l’ancien président des États-Unis [Donald Trump] qui a imprimé son nom sur ce crime.

Le procès équitable du crime que l’ancien président américain a avoué sera un service rendu à l’humanité ; afin que les cœurs de ceux qui ont été blessés par cette oppression puissent d’une certaine manière trouver un soulagement à cette injustice qui a été infligée aux nations de la région. Le jugement équitable du crime que l’ancien président des États-Unis a avoué sera un service à l’humanité, afin que désormais, la cruauté soit réduite au silence et que la justice prévale. Nous œuvrerons à la mise en œuvre de la justice et au procès du commandant et superviseur du martyre du Lieutenant-Général Qassem Soleimani à travers un tribunal équitable jusqu’à ce qu’un résultat définitif soit atteint.

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Mesdames et Messieurs,

L’histoire de la nation iranienne est l’histoire d’une nation qui a appris à se tenir sur ses propres pieds et à ne pas compter sur les autres ; elle a appris cette expérience lorsqu’elle a déclaré sa neutralité dans les deux guerres mondiales, mais a été occupée militairement à chaque fois. Ou lorsqu’elle a fait appel aux États-Unis pour nationaliser l’industrie pétrolière afin de se sauver du colonialisme britannique, mais que ceux-ci ont organisé un coup d’État contre le gouvernement iranien de l’époque. Puis, dans un accord international multilatéral approuvé par le Conseil de sécurité de l’ONU, les Etats-Unis ont promis de lever les sanctions, mais l’Iran s’est retrouvé face au système de sanctions le plus brutal.

Honorable audience, Mesdames et Messieurs,

Avec la même attitude et ces expériences, la nation iranienne a suivi la politique de la persistance et du progrès. C’est grâce à ce même ordre politique et civil avancé, stable et rationnel que, malgré les sanctions et les menaces, l’Iran islamique est aujourd’hui un pays fort, avec d’énormes réalisations scientifiques et techniques et une indépendance inégalée dans la région et dans le monde. Nous pensons qu’aujourd’hui le monde a besoin d’un Iran fort.

Aujourd’hui, tout en exportant du pétrole et du gaz, nous avons créé un vaste réseau de distribution d’électricité et de gaz dans tout le pays ; nous sommes des leaders dans le domaine des sciences et des connaissances avancées, notamment les cellules souches, les industries spatiales, les biotechnologies et nanotechnologies et les sciences nucléaires ; la croissance de l’Iran dans les indicateurs de développement humain est impressionnante. Les infrastructures de protection sociale, y compris la couverture d’assurance, ont été largement établies pour les 85 millions d’habitants de l’Iran, et la démocratie a été complètement institutionnalisée dans la structure dirigeante de la République islamique et est devenue la procédure de base du système. Alors que nous étions sanctionnés pendant la guerre, même pour acheter du fil barbelé, nous avons maintenant atteint le point de dissuasion en acquérant le savoir-faire technique pour produire les équipements militaires les plus avancés. Et ce, malgré le fait que pendant toute cette période, nous avons été témoins de l’hostilité croissante de l’Amérique à l’égard des progrès de la nation iranienne.

Peuples du monde,

Honorable audience,

Monsieur le Président

Ce ne sont pas nos ennemis qui ont relâché la pression, mais c’est notre nation qui a chassé tous les ennemis du terrain. La nation iranienne, avec sa présence effective et sa participation globale à l’ordre politique issu de la Révolution islamique, a pu traverser la première étape de la Révolution islamique avec force et succès tout en adhérant aux valeurs et en inspirant les nations, et maintenant, dans la deuxième étape, la politique de voisinage et l’approfondissement du multilatéralisme économique sont la priorité de son agenda de politique étrangère.

La République islamique d’Iran souhaite une interaction maximale avec tous les pays du monde, en particulier avec ses pays voisins et amis. La guerre n’est pas la solution aux crises, mais le moyen de les résoudre est le dialogue et la compréhension. En tant que pays puissant dans la région, la République islamique d’Iran a la volonté et la capacité de contribuer à la résolution des crises. Au cours de l’année écoulée, les liens économiques de l’Iran ont été renforcés, et son commerce régional a connu une croissance significative. Avec l’expansion des infrastructures de coopération économique durable, un nouveau chapitre de l’amitié et de la confiance mutuelle a vu le jour. Cette politique de voisinage est une politique qui crée la sécurité et la stabilité. Nous avons prouvé que nous sommes les amis de nos voisins dans les épreuves qu’ils traversent.

Dans toutes les nombreuses conversations que j’ai eues avec des chefs et des dirigeants régionaux, l’un des points communs les plus importants est que la sécurité de la région doit être assurée de manière endogène et sans interférence extérieure et que le moyen d’y parvenir est la coopération, et non la division du monde en blocs. L’ère à venir est celle de la « coopération stable, de la prospérité, de la stabilité et de la fraternité, si le sort de la région est déterminé par les pays de la région. Les occupants et les usurpateurs disparaîtront un jour et les voisins resteront les uns pour les autres pour de bon.

Jadis, ils ont créé une guerre entre les deux nations de l’Iran et de l’Irak, mais aujourd’hui, le plus grand symbole de fraternité et l’événement culturel le plus important au monde, à savoir la procession de l’Arba’een, est organisé grâce à l’effort inégalé des peuples d’Irak et d’Iran et d’autres nations du monde pour commémorer l’Imam Hussein (paix sur lui), le descendant du Prophète Muhammad (paix et bénédictions de Dieu sur lui et sur sa famille) et glorifier celui qui a sacrifié sa vie et sa famille pour libérer les gens de l’ignorance et les libérer de l’oppression.

Voir Le profit avant la foi : les Saoud ont oublié l’hospitalité arabe, mais elle est toujours vivante en Irak

Honorable audience,

Je voudrais attirer votre attention sur l’une des tristes manifestations de l’injustice, qui est la source de toutes les crises dans la région. L’histoire contemporaine n’a pas vu une nation plus opprimée que la Palestine et plus cruelle que le régime d’occupation qui usurpe Al-Quds (Jérusalem). Le régime sioniste, qui a plus de soixante-dix ans d’apartheid, d’oppression et de meurtres de femmes et d’enfants dans sa sombre histoire, a construit la plus grande prison du monde à Gaza. La poursuite de la construction de colonies et les images des Palestiniens opprimés pleurant à cause de l’usurpation de leurs terres, de leurs maisons et de leurs fermes, et du meurtre de leurs enfants, montrent à tous que sept décennies d’oppression et d’occupation par Israël ne sont pas terminées.

Les gouvernements qui se réclament de la liberté et de la démocratie doivent répondre pourquoi ils fuient la formule claire et équitable de la République islamique pour résoudre la question palestinienne ? En Palestine opprimée, nous croyons en la politique d’une seule Palestine. Toute la terre de Palestine depuis la mer jusqu’au fleuve appartient aux premiers habitants de cette terre historique et sainte. La solution à la question palestinienne consiste uniquement à se référer aux votes de tous les Palestiniens, y compris les musulmans, les chrétiens et les juifs [dont les ancêtres ont toujours vécu en Palestine, et non les colons et leurs descendants], sous la forme de l’organisation d’un référendum global.

Le régime d’occupation usurpant Al-Quds, qui continue d’occuper les territoires d’autres pays de la région, ne peut être un partenaire pour la paix et la sécurité.

Honorable audience,

Permettez-moi d’attirer votre attention sur une autre manifestation d’injustice, à savoir la position à double sens de l’Occident vis-à-vis des activités nucléaires pacifiques de l’Iran. Alors que le pilier fondamental de la sécurité mondiale est le désarmement mondial, certaines puissances tentent de faire oublier au monde la question principale du désarmement mondial en faisant des activités pacifiques de l’Iran un problème.

En tant que représentant de la grande nation iranienne, je déclare explicitement que la République islamique d’Iran ne cherche pas à développer des armes nucléaires et que de telles armes n’ont pas leur place dans notre doctrine de défense. Cette décision a été annoncée dans la fatwa du Guide suprême de la Révolution islamique, et pour le gouvernement et le peuple iraniens, la fatwa religieuse du Guide suprême de la Révolution islamique est plus efficace que toute supervision internationale.

Et ce, malgré le fait que les gouvernements autoproclamés [gendarmes du monde] aient continué à produire et à utiliser des armes nucléaires et qu’ils aient fait don de ces armes au régime sioniste. Les pays qui doivent être désarmés sont récompensés, et les pays qui ont respecté leurs engagements sont même privés des droits contenus dans le TNP. Alors que le programme nucléaire pacifique de l’Iran ne représente que 2 % des programmes nucléaires du monde, 35 % des inspections portent sur nos installations.

Maintenant, je voudrais demander à l’auditoire de prêter attention à quelques points :

1- La République islamique a accepté un accord en 2015 de bonne foi et avec une intention solide et a rempli tous ses engagements en premier lieu, mais le résultat a été que les Etats-Unis ont rompu leur promesse et ont imposé des sanctions qui, selon leur propre aveu, étaient des sanctions sans précédent, les plus sévères de l’histoire. Les sanctions sont une punition pour avoir cherché la justice et l’indépendance de la nation iranienne. La sanction est une arme de meurtre de masse, et y participer ou rester silencieux à son égard est une aide et une complicité avec l’oppression.

2- C’est Washington qui a quitté l’accord, pas l’Iran. L’Agence internationale de l’énergie atomique a déclaré 15 fois dans ses rapports que l’Iran a pleinement respecté les dispositions de l’accord.

3- Dans le même temps, l’Iran a payé le coût du respect de ses obligations, mais en raison de la violation de la promesse de la partie américaine et du non-respect de la partie européenne, l’Iran n’a pas bénéficié des avantages de cet accord.

Sur la base des capacités constatées dans l’accord, nous avons pris des mesures juridiques afin que la partie violatrice revienne à ses obligations. En adhérant à ses obligations, l’Iran a été l’axe principal de la survie du JCPOA, et sans les initiatives et la flexibilité de la République islamique d’Iran, les négociations se seraient arrêtées dès les premiers jours.

La logique de négociation de l’Iran, basée sur une analyse juste des développements, se résume à une seule phrase : le respect des engagements. Les assurances rassurantes ne consistent pas seulement à se préparer à une éventualité. Nous parlons d’une expérience. Nous avons devant nous l’expérience du retrait américain du JCPOA et du retard du gouvernement américain actuel à revenir à ses engagements pendant plus d’un an et demi. Aujourd’hui, lorsque le gouvernement américain parle de son intention de revenir à ses obligations, une autre voix se fait entendre de l’intérieur de ce pays, qui remet en question l’engagement des États-Unis. Avec cette expérience et cette perspective, pouvons-nous agir avec tolérance dans l’importante question de la garantie de la stabilité de l’accord ?

Bien sûr, la République islamique, avec ses vastes installations et ses larges connexions avec le monde, a neutralisé les effets des sanctions les uns après les autres et créé de nouvelles opportunités. Selon l’aveu officiel du gouvernement américain, la politique de pression maximale contre l’Iran a lamentablement échoué.

Nous trouverons notre voie indépendamment de tout accord et continuerons avec force. En outre, dans les négociations sérieuses que nous avons menées, nous avons montré que si les intérêts de la nation iranienne sont garantis, nous avons une forte volonté de résoudre cette question de manière équitable. Nous pensons que le nœud de l’accord nucléaire doit être défait de l’endroit où il a été noué.

Chers amis et collègues,

La dernière partie de mon discours porte sur la nécessité d’une justice mondiale. Chacun d’entre nous et chaque être humain dans le monde doit participer activement et avec engagement à la construction du nouveau monde. Si le nouveau monde veut être un monde moralement légitime, accepté par les peuples du monde, et réussi et victorieux en termes de capacité à résoudre les problèmes mondiaux, il n’a pas d’autre choix que d’être formé sur l’axe de la justice mondiale. Cela exige de prêter attention à des principes tels que le sens de la responsabilité mondiale partagée contre l’oppression et l’injustice, le respect de la volonté des nations et la non-interférence dans leur croissance indépendante, la négation des doubles standards, l’opposition à la guerre et à la violence, l’indépendance et le fonctionnement équitable des institutions internationales, et surtout le rôle des personnes justes et droites dans l’élaboration de ce nouvel ordre.

Notre vision de l’avenir est très optimiste. Nous croyons fidèlement que, sur la base de la providence et de la volonté de Dieu, comme les prophètes de Dieu ont donné de bonnes nouvelles, la justice deviendra universelle et le gouvernement des serviteurs justes de Dieu règnera sur la terre : l’humanité sera rachetée avec l’apparition du dernier sauveur [référence à la parousie du Mahdi, qui doit survenir en même temps que celle du Christ].

Je vous remercie de votre attention.

Que la paix soit avec vous ainsi que la Miséricorde de Dieu.

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